Publication de l’ouvrage : Le prieuré Notre-Dame de Montluçon, archéologie d’un site millénaire

La construction du musée des musiques populaires, en plein coeur de la ville médiévale de Montluçon, a redynamisé le centre ancien de la cité autour d’un nouveau pôle d’intérêt culturel. Mais peu de visiteurs connaissent l’histoire du site Notre-Dame où cet établissement à pris place.

 

Sans la persévérance d’une poignée d’archéologues, les vestiges enfouis dans le sous-sol de ce quartier seraient passés inaperçus et restés silencieux. Pendant trois mois, durant l’été 2010, ils se sont efforcés de mettre au jour les témoins d’un passé millénaire jusque là totalement méconnu. Depuis les rapports scientifiques de 2013 jusqu’à aujourd’hui, il aura fallu pas moins de cinq années pour que les recherches engagées suite à cette fouille préventive donnent naissance à un ouvrage monographique rassemblant l’ensemble des acquis.

 

Ces travaux ont bénéficié d’approches pluridisciplinaires alliant archéologie du sous-sol, étude du bâti, expertise du mobilier, analyses archéométriques et enquête archivistique. Les nombreuses collaborations mises en oeuvre ont permis d’apporter des données aussi inattendues que précieuses pour la connaissance historique, non seulement du prieuré Notre-Dame, mais aussi de la cité médiévale.

 

Des origines carolingiennes jusqu’à la période révolutionnaire, le site a évolué au rythme des campagnes de construction et de travaux. Situé à quelques dizaines de mètres seulement du château, son développement s’est toujours fait dans l’ombre de celui-ci et probablement sous l’influence des familles qui y résidaient. À partir du XIIIe siècle, le prieuré Notre-Dame devint un établissement ecclésial majeur dans l’environnement de la forteresse des Bourbons ; et pendant les quatre siècles qui suivirent, il tint une place de choix au coeur même de la ville, avant de péricliter et de s’éteindre à la veille de la Révolution.

 

Chaque pierre, chaque tesson de poterie, chaque menu objet, constituent autant de pièces d’un puzzle historique qu’une dizaine de personnes, rassemblée autour de Sophie Liegard, a tenté de reconstituer. Cette publication monographique n’aurait pu voir le jour sans la participation de professionnels et de passionnés dont les domaines de compétence concernent aussi bien l’archéologie que l’anthropologie, la céramologie, l’étude du verre et du petit mobilier, la numismatique, la géologie, la prospection aérienne, l’histoire, l’histoire de l’art, la paléographie, la radiologie…

 

Les chantiers préventifs dont les résultats arrivent finalement à être publiés sont peu nombreux, notamment dans le domaine de l’archéologie urbaine qui reste d’un abord ingrat et difficile. Les études de sites ecclésiaux sont elles aussi assez rares pour justifier la présentation de ces
travaux. De fait, cette publication se veut accessible au plus grand nombre, afin que tous puissent y puiser les informations qu’ils recherchent, qu’ils soient spécialistes ou amateurs.

 

Cet ouvrage invite avant tout à découvrir quelques parcelles d’un riche passé médiéval, qui peut paraître lointain, mais que chacun foule pourtant sans le savoir en se promenant dans les rues et les ruelles du vieux Montluçon.

 

Le Bon de Commande

Escalier accès cloître
Baie XIIIe s.
Sépulture XIVe s.
Pierre tombale romane
Tesson de céramique espagnole XVe ou XVIe s.
Restitution burette en verre XVe s.
Monnaie de Déols, début du XIIe s.
Porcelaine de Chine XVIIIe s.

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